La genèse de son projet a démarré par la rue et ces brefs instants que l'on peut cerner à travers l'objectif. L'idée première que Dimitri s'est faite, est qu'il était indispensable de passer par le terrain même afin de surmonter la peur de photographier les gens: Marcher dans la rue agrémentée par les élèments du décor puis, scruter avec soin son entourage révèle être une source de sujets intéressants pour Dimitri.

Suite à son premier projet qu'est la rue, l'idée lui est venue de s'orienter d'avantage vers un travail artistique, notamment avec la galerie "Night Strange" où le réel et l'irréel se mélangent: "J'ai mis en avant ce projet qui rend compte que la photographie permet également de créer, à l'instar des peintures, un sujet singulier souhaité ou non par le photographe." Afin de rendre ses projets sous un aspect plus professionel, Dimitri s'est proposé comme photographe de scène pour un groupe de Rock allemand en tournée dans la partie nord de la France pendant une semaine: "Sur ce projet, j'ai tenu à travailler sans flash à 3200ASA et uniquement jouer sur les jeux de lumière pour rendre un univers sombre où les personnages se demarquent par le truchement des projecteurs."

Curieux de savoir ce qu'il se passe du côté de l'Himalaya, il part à déstination du Népal, ainsi que son pays frontalier le Tibet, afin de témoigner d'une vie encore basée sur les us et coutumes anciennes malgré une mondialisation accrue: "Il est intéressant d'observer ce paradoxe naissant du côté des pays tier-mondistes, celà nous rend compte qu'un jour la culture s'éffacera peu ou prou au profit de biens de consommation, un peu comme la France d'après guerre".

Et enfin la galerie "Hôpital", une galerie qui parait pour certain assez crue et pour d'autres assez réaliste mettant sur un pied d'estale la morosité constante des patients dans les hopitaux de France. Dimitri a été amené à faire ce projet pour le Pôle Universitaire Jules Vernes d'Amiens afin de sensibiliser les étudiants en médecine.